Je signe un article dans le journal L’Horizon

Intitulé «Les médias sociaux bouleversent les façons traditionnelles de communiquer», il a été publié dans le journal L’Horizon, presse coopérative des Basques le 24 novembre dernier.

Je vous invite à le lire !

 

Twitter : un réseau d’entraîde

Plus j’utilise ce réseau social, plus je suis fascinée par la force de ce réseautage virtuel et par la qualité des relations qu’on développe avec certains membres de notre réseau.

J’ai un réseau intéressant de près de 1000 personnes. Évidemment, je n’ai jamais rencontré la plupart d’entre eux, mais certaines de ces relations sont assez solides pour que, j’en suis certaine, elles soient ravies que j’arrête leur dire bonjour si je passe dans le coin… ou assez solides pour que j’aie envie de faire quelque chose de spécial pour elles.

C’est le cas pour Alain Gaudet, alias @ptitsanges sur twitter.

Il est atteint d’une dystrophie musculaire de naissance, mais honnêtement c’est la dernière chose à laquelle on pense quand on échange avec lui sur twitter. Il a une façon extraordinairement positive de voir la vie, malgré tous les problèmes que lui apporte sa condition. Cependant, tous ceux qui ont bâti une relation virtuelle intéressante avec lui savent que le temps lui est compté et quand ça fait quelques jours qu’on n’entend pas ses gazouillis sur twitter, on s’inquiète…

Toujours est-il que Alain gère lui-même une petite entreprise. Il a en effet décidé d’embaucher lui-même les personnes dont il a besoin pour l’aider au lieu de passer par le Centre de Santé et de Services Sociaux.

Il doit donc se promouvoir comme toute entreprise et il s’est inscrit à mon concours «partagez vos bons coups en promotion».

Je transcris ici le texte qu’il a soumis pour partager son bon coup promotionnel. En lisant jusqu’au bout, vous comprendrez bien qui est Alain, sa réalité et sa personnalité, mais surtout il soumet une idée dans le dernier paragraphe qui ne m’a pas laissée indifférente.

Étant lourdement handicapé de tous mes membres, je suis dans l’obligation d’avoir recours à de l’aide pour mes activités de la vie quotidienne (lever, repas, hygiène, entretien ménager, coucher et autres).

Le CSSS de mon coin m’attribue un budget hebdomadaire d’une quarantaine d’heures pour embaucher du personnel (que j’ai nommé mes p’tits anges). Dans la première année, j’avais contacté une agence de services à domicile, mais avec la piètre qualité des gens qu’on m’envoyait pour pénétrer mon intimité, j’ai rapidement compris que j’étais capable de faire le recrutement, les entrevues, la sélection, l’embauche, la formation, le suivi et parfois aussi… le congédiement.

Un problème est par la suite apparu. Si j’engageais seulement trois personnes pour faire le lever, le souper et le coucher, et qu’une préposée tombait malade, j’étais dans la m…

J’ai alors pris la décision d’embaucher plusieurs personnes pour me permettre de bâtir une liste de rappel. C’est-à-dire, beaucoup de petits quarts de travail coupés… Ouffff quel défi !

Imaginez une offre d’emploi sur le site d’Emploi Québec offrant deux ou trois heures par semaine… C’était l’enfer ! Je recevais des e-mails d’insultes parce que mon offre semblait ridicule hahaha !

J’ai commencé par créer un site Internet du genre MSN Group… Mon Dieu qu’il était laid ! Mais au moins, je donnais l’information complémentaire pour que les gens comprennent mieux mes besoins particuliers. J’attirais toutes sortes de gens. Parfois louches, parfois sympathiques… J’en ai vu de toutes les couleurs. Mais en même temps, j’aurais pu être une personne mal intentionnée qui tend des pièges aux jeunes femmes qui postulaient…

De mon côté, je m’exposais aussi au même danger, mais j’ai toujours fait confiance en la vie, et ça m’a rarement déçu.

Ensuite, j’ai exploré les possibilités du portail de Blogger. J’ai commencé par copier des petits textes que j’avais faits, puis des tranches de vie du quotidien et des expériences de parcours comme on a tout.

Depuis mars 2008, j’ai mis sur pied le site http://www.ptitsanges.com au coût de 10 $ US/an. Ce site est littéralement en train de transformer ma vie ! C’est un moyen extraordinaire de partager mes passions et besoins avec la planète entière, tout en créant un monde virtuel pas très loin du réel qui donne envie (du moins, je l’espère) d’aider et de vivre une expérience des plus enrichissante. De plus, le réseautage qu’offrent les Facebook et Twitter ne fait qu’accélérer l’évolution de mon projet de conquérir le monde !! MOUAHAHAHAHA !!!

D’un autre côté, le volet recrutement de mon blog touche très peu de gens et j’avoue que c’est tant mieux comme ça. Ça entraîne une sélection naturelle des candidatures en leur permettant d’étudier le personnage avant d’envoyer son CV.

Bref, c’est l’histoire de ma petite réussite, et un jour, vous pourrez raconter partout sur la planète que vous en avez été tous témoins. #étoufféparlasimplicitéhahaha

En terminant, si je gagne le prix en jeu, il sera aussitôt l’objet d’un tirage parmi les p’tits anges. J’aimerais tellement leur offrir plus ! J’ai même l’intention de contacter les commerces et restaurants de Trois-Rivières pour solliciter des prix ou des cartes cadeau à offrir à mon staff si important pour moi.

Je suis loin de Trois-Rivières, mais je vais tout de même prêcher par l’exemple et trouver quelque chose pour lui. Je veux partir le bal et l’aider dans sa sollicitation. Et vous mes lecteurs de Trois-Rivières, allez, faites aller vos réseaux pour que Alain puisse remercier ses employés à leur juste valeur !

NDLR : Pour ceux qui se posent la question, Alain est au courant de ma démarche.

Les fondements du marketing ne changent pas

Récemment j’ai vu une vidéo qui illustrait parfaitement que les fondements du marketing ne changent pas avec le temps, malgré toutes les nouvelles façons de communiquer. Le message – fort – m’a fait dire : «Wow ! ».

Pour ceux qui ne comprennent pas la langue de Shakespeare, le message est simple : faites-vous connaître !

Que ce soit il y a trente ans ou aujourd’hui, pourquoi un client potentiel qui n’a jamais entendu parler de vous déciderait d’acheter vos produits et services ? Il est en droit de vous répondre : «Je ne vous connais pas.»

La beauté de la chose, c’est qu’aujourd’hui, si vous faites une offre intéressante à un prospect , il y ira nécessairement faire une recherche sur le web pour voir qui vous êtes. Et, avec tous les outils disponibles, souvent gratuitement, il n’y a plus aucun raison pour que les gens ne vous connaissent pas. Il n’y a pas de raison pour que, si on tape le nom de votre entreprise dans Google, on ne vous trouve pas.

Malheureusement, beaucoup de petites entreprises ne sont encore présentent sur le web qu’avec une fiche de coordonnées dans les pages jaunes sur le web… Qu’attendez-vous pour, à tout le moins, vous créer un profil LinkedIn ? C’est un réseau professionnel sérieux qui vous donne l’opportunité de vous vendre en y décrivant vos services et vos compétences. En plus, le réseau est monté de façon à ce que vos clients satisfaits puissent vous référer. Il n’y a rien de plus convainquant qu’une référence pour vendre !

Pour apprendre comment fonctionnent LinkedIn

Pour commencer à accroître votre présence sur le web.

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Concours «Partagez vos bons coups en promotion»

Je lance un concours !  Deux raisons pour cette action :

  1. Tester mes idées
  2. Créer ensemble une chaîne de valeur d’idées promotionnelles inusitées, efficaces et à peu de frais à partager avec ceux qui vivent les mêmes réalités que nous.

Vous travaillez pour une petite entreprise et vous avez réalisé un bon coup pour vous promouvoir effacement à peu de frais ? Vous voulez le partager ?  Vous êtes au bon endroit !

À gagner :

Un voyage dans le sud ?  Non.  Une voiture de l’année ? Non. Un reportage à la TV ? Non plus.  MAIS vous y gagnerez tout de même :

  • Un billet à votre sujet évidemment !  Vos bons coups méritent cette attention :-)
  • La chance d’augmenter votre réseau de contacts
  • Plein d’idées pour vous promouvoir puisque vous serez maintenant adepte de Oyez ! Communication

Puisque vous vous êtes rendu à la fin du billet, j’ai capté votre intérêt (et peut-être réussi à me promouvoir à peu de frais ;-) ? ).  Parmi tous ceux qui auront participé et inscrit leur bon coup, un tirage sera effectué et le gagnant se méritera cet assortiment de produits de ma magnifique région : le Témiscouata, livré à votre porte n’importe où au Québec.

Flocons d'érable de Decacer, Mousse des Bois et Prémisse d'Avril du Domaine Acer et Sel aux herbes Sal Mensa et vinaigre  Herbes et Basiilic Pourpre de l'herboristerie Viv-Herbes

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Pour participer :

  • Devenir fan de la page Oyez ! Communication sur facebook (seuls les bons coups inscrits sur cette page seront admissibles, mais les meilleurs bons coups seront sans aucun doute repris en exemple dans mes billets)
  • Inscrire votre bon coup dans le fil de discussion. Parler d’un bon coup d’une entreprise de moins de 10 employés. (Vous n’êtes pas obligé d’en être le dirigeant ou le propriétaire, en autant que vous ayez un bon coup à partager)
  • Date limite : 8 décembre 2009

Et le tour est joué !

En prime : obtenez une 2e chance de gagner si, en plus d’inscrire votre bon coup, vous diffusez ce billet sur twitter en n’oubliant pas d’y laisser le @cindyrivard pour que je puisse en prendre note.  Mais attention, il faut aussi noter un bon coup :-)

J’ai hâte de vous lire !

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Raconter son histoire et recruter du personnel

J’ai récemment été invité à l’école secondaire Vallée des Lacs de Squatec pour partager mon expérience en tant qu’entrepreneure.  Ces élèves de secondaire 5 suivent un cours de sensibilisation à l’entrepreneuriat et participaient au projet «un entrepreneur dans ma classe».

Personnellement, je vais partager mon expérience parce que j’aurais moi-même aimé avoir des exemples vivants d’entrepreneurs de ma région quand j’étais sur les bancs d’école.  Encourager l’entrepreneuriat, c’est la part que je fais pour le développement économique régional.

Mais là où je veux en venir, c’est pourquoi une entreprise devrait accepter de prendre quelques heures de son temps pour poser cette action ?  Avez-vous pensé au recrutement de personnel ?  Trouver de bons prospect est déjà difficile, mais le problème aujourd’hui va plus loin.  On veut non seulement de bons prospect, encore faut-il en avoir assez !

Chapeau donc à Etienne Paquet de l’Auberge sur le Lac Témiscouata pour avoir saisi cette opportunité !  En allant raconter son histoire, il répondait ainsi aux nouvelles tendances chez les jeunes qui recherchent des emplois avant tout pour l’ambiance de travail ← (voir dernier paragraphe de cet article).  Rencontrer le propriétaire, discuter avec lui des défis qu’il a eus à surmonter, voir la passion qui l’anime avant de se faire dire : «il y a de l’emploi pour vous chez-nous l’été prochain», c’est franchement une bonne stratégie.

Pensez-y la prochaine fois qu’on vous invitera dans une école ;-) Avec les données publiées dans ce récent sondage, on constate les préoccupations des entreprises face à la main d’œuvre.  Recruter du personnel, c’est aussi une question de promotion.

Regardez ce vidéo (en anglais) sur le blogue de Stéphane Guérin, vous verrez que certaines entreprises sont prêtes à payer le gros prix pour saisir cette opportunité qui vous est parfois offerte sur un plateau d’argent !


La campagne Obama 2.0 : derrière le clavier et l’écran, les gens!

Yes, we can

© Blue Moon

Pour gagner une campagne électorale, il existe différentes techniques efficaces. Au lendemain des élections municipales au Québec, on en a eu plusieurs exemples, pas toujours très éloquents, comme en fait part une influente blogueuse et experte du marketing et des stratégies Internet au Québec, Michelle Blanc.  Aujourd’hui, ce 4 novembre, il y a maintenant un an que Barack Obama remportait la campagne électorale présidentielle aux États-Unis, en mobilisant les Américains, entre autres, par les médias sociaux.

On dit qu’Obama a utilisé principalement les bonnes vieilles techniques de « grassroots » pour gagner sa course à la présidence: tenir des assemblées de cuisine, des party, poser des affiches, discuter avec des piétons en marchant sur les trottoirs d’un quartier résidentiel, recueillir des signatures pour une pétition, recueillir des fonds de plusieurs petits donneurs pour se payer de la publicité, organiser de grandes manifestations, demander aux personnes de soumettre leurs opinions aux médias et aux représentants de l’État et, enfin, tenir des activités pour faire sortir le vote, les rappeler le jour du vote et assurer leur transport aux bureaux de vote. Mais qu’en est-il réellement au niveau du Web?

Comment cette mobilisation des gens s’est traduite sur Internet et sur le terrain? J’ai participé au Rendez-vous des professionnels des médias par Infopresse tenu en septembre dernier où Rahaf Harfoush, spécialiste des médias sociaux de l’équipe de la campagne d’Obama, a entretenu les participants à ce sujet. Aujourd’hui directrice adjointe du Global Cooperation Initiative au Forum économique mondial depuis mars 2009, cette jeune canadienne – qui ne connaissait pas Obama! – mais qui voulait regarder et apprendre comment se réalise une telle campagne, a filé à Chicago. Elle a eu la chance d’ailleurs de travailler avec Chris Hughes, l’un des fondateurs de Facebook, sur la campagne en ligne du candidat à la présidentielle.

L’essentiel de la conférence de la jeune femme est que tout ce qu’ils ont fait, « c’est de connecter les gens ensemble! » Le my.barack.obama.com est devenu « Organizing for America », le site du président américain.  Son équipe a réussi à créer la nouvelle en médiatisant l’utilisation des médias sociaux dans une campagne aux élections présidentielles américaines et en proposant aux blogueurs de participer à cette campagne d’espoir et de changement par leur créativité.  Elle a eu l’audace de mettre à l’avant-plan l’engouement populaire, surtout les premiers donateurs, les petits dons à la campagne de financement populaire (grass root), l’effort des bénévoles qui donnent leur temps pour soutenir localement un parti politique. Bref, elle a travaillé avec la base, redonnant ainsi le goût de s’engager activement dans la politique.

Ce que nous pouvons retenir de la présentation de madame Harfoush au plan des médias sociaux, c’est que l’équipe a appris sur le tas, a bâti en cours de route avec les internautes, c’était un « work in progress ». Prenons pour exemple, à la veille de l’Halloween, la création de citrouille reprenant l’image d’Obama, avec la même typographie ! La clé : c’est de commencer avec quelque chose de simple.  Par exemple : un sondage avec une seule question.

Les médias sociaux ont permis à Obama de passer ses messages, de conscientiser les Américains sur ses enjeux, recueillir leurs commentaires et leurs opinons et, ultimement, de les amener voter. Je crois aussi que les médias traditionnels ont mis en lumière ce qui se passait sur la grande toile, en faisant état du mouvement créé. La force de cette campagne fut le pouvoir de rassembler des idées, des opinions, mais aussi des objections, des critiques, tout en se préparant à y répondre en disant qu’on entend et comprend bien le point de vue de l’autre et rappeler notre message. C’était, à mon avis, un grand forum citoyen via l’agora qu’est Internet. C’est honnête et simple, mais aussi preuve d’une grande humilité.

La vraie invitation d’être l’ami Facebook ou Myspace d’Obama, qui provenait de ses bénévoles, ce fut de faire partie prenante de son équipe, de l’action en ligne… Recevoir un courriel du candidat, connaître avant tout le monde son colistier (son V.P.) en textant HOPE, courir la chance de dîner avec lui ou même visionner une publicité très populaire de bière adaptée au besoin de la cause. Mais, c’est surtout l’action hors ligne qui importait! C’est le sentiment que chaque geste posé par l’électeur compte que l’équipe Obama a réussit à transmettre aux personnes inscrites sur leur site et à une majorité d’électeurs. « On leur a proposé 5 choses qu’ils pouvaient faire : devenir bénévole, faire du porte-à-porte, téléphoner, trouver des événements ou se connecter à MyBO. L’utilisation d’une application IPhone fut un succès. Le truc, c’était d’y aller dans le respect du niveau d’engagement des gens : vous avez la clé du changement entre vos mains, donner 5 dollars, téléphoner à 5 puis à 10 amis, des connaissances ou des voisins, puis à des inconnus pour voir son nom s’inscrire dans le top 100 des meilleurs télé-recruteurs! » En créant des concours, c’est le côté compétitif des Américains qui fut exploité!

Qu’en est-il aujourd’hui, un an plus tard? Le 44e président s’adresse aux Américains chaque semaine et continue le dialogue avec eux  . La présidence américaine est dorénavant en mode 2.0 !

On peut voir l’entrevue que Rahaf Harfoush a accordée à Infopresse . Son ouvrage – que je me suis procuré – intitulé Yes We Did: An Inside Look at How Social Media Built the Obama Brand, est disponible depuis mai 2009.

Il est également possible d’entendre la conférencière ici (environ une heure de présentation vidéo).

Merci à Rahaf Harfoush pour le partage de son expérience très inspirante et fort enrichissante en termes de médias sociaux et surtout de mobilisation des électeurs!

Et vous, que retenez-vous de cette campagne 2.0?


Un nouveau blogueur est né !

Michel_ThisdelEt c’est sur mon blogue qu’il débutera ses échanges avec vous !

Il me fait plaisir de vous présenter Michel Thisdel, passionné par le développement des communautés, les relations avec les médias et les communications politiques, il mise sur la force des réseaux sociaux pour la mobilisation des communautés.

Et vous savez comment j’ai connu  Michel ?  Grâce à notre intérêt commun pour les médias sociaux.  Comme quoi ces nouveaux outils peuvent découler sur de belles collaborations ! Pour être plus précise, je devais assister à un atelier qu’il donnait aux journées des Communications du Bas-Saint-Laurent les 2 et 3 avril derniers.  Il y donnait un atelier justement sur les médias sociaux et le titre de son atelier m’avait vraiment accrochée : «Obama et vous». Quelle ne fut pas ma surprise quand il m’a appelée quelques jours avant l’atelier pour vérifier si je voulais qu’il cite mon blogue comme exemple de ce qui se fait dans la région.

Sa collaboration sur mon blogue sera ponctuelle et sans aucun doute suivie par le développement de son propre blogue dans quelques mois.  Mais d’ici là, découvrez-le dès demain en passant par ici !

Bienvenue Michel !


L’infolettre, a-t-elle encore sa raison d’être ?

JournalC’est une question que je me suis posée cette semaine lorsque j’ai vu l’annonce mentionnant qu’une nouvelle infolettre serait publiée par un organisme de chez-nous.  Ais-je un parti pris pour le blogue ?  Sans aucun doute, mais voici mes conclusions suite à mon questionnement.

Améliore le référencement du site
Tout comme le blogue, l’infolettre entre dans la catégorie du marketing sous permission, c’est-à-dire que ceux qui la reçoivent ont d’abord donné leur accord.  Du moins, dans les bonnes pratiques d’affaires, parce qu’on retrouve malheureusement encore des entreprises qui n’appliquent pas ce principe.  Cependant, le blogue permet en plus d’améliorer le référencement du site, puisque les articles seront publiés directement sur le web.

Je m’explique : une infolettre peut être publiée à chaque semaine, chaque mois ou chaque saison, même si la fréquence n’est pas très grande, chaque publication d’une infolettre sur un blogue plutôt qu’uin envoi par courriel amène une mise à jour du site web et donc un signe que le site est actif.  Ça, les robots de Google aiment ça !

De plus, le blogue n’empêche nullement les gens de s’y abonner, soit avec le flux RSS ou même par courriel, mais en plus il permet une visibilité accrue vers tous les lecteurs potentiels qui ne désirent pas nécessairement s’abonner à votre infolettre, mais qui peuvent avoir besoin des informations publiées de temps à autres.  Il peut également apporter des visiteurs supplémentaires par des liens externes vers votre blogue.  Difficile de faire un lien vers une infolettre non publiée sur le web.

Communication bidirectionnelle
Vous avez peur du surcroît de travail que vous occasionnerait l’ouverture à la communication bidirectionnelle ?  Ou vous craignez les commentaires négatifs ?  Il s’agit ici tout simplement d’offrir un service à la clientèle efficace et proactif.  De plus en plus les consommateurs s’attendent à ce genre de service et si vous ne l’offrez pas, votre compétiteur le fait sûrement. Quant aux critiques possibles, je vous invite à lire un précédent article qui fait le tour de la question : campagne de salissage web – avoir peur ou pas ?

Base de données
J’utilise feedburner comme outil d’abonnement à mon blogue.  Qu’est-ce que ça donne en terme de base de données ? Une adresse courriel. Point.  A-t-on réellement besoin de plus en termes d’informations pour s’adresser à nos lecteurs ? Vous savez, je parle de ces abonnements qui vous demandent tout un pedigree avant de pouvoir cliquer sur envoyer.  Ça permet de ramasser des données qui peuvent éventuellement être intéressantes, mais c’est rébarbatif pour celui qui désire s’abonner. Et, honnêtement, chers dirigeants de petites entreprises, avez-vous réellement le temps d’aller plus loin avec les données que vous avez ainsi ramassées ?  Vous sont-elles réellement utiles à part pour personnaliser votre envoi avec un bonjour prénom ?  Ceci dit, il y a des façons de faire qui rendent ces bases de données très pertinentes telle que l’explique ce billet publié par l’Association des professionnels de la communication et du marketing, mais encore fait-il les utiliser adéquatement et avoir le budget pour le faire.

Ma conclusion : le blogue a un meilleur retour sur l’investissement pour les petites entreprises qui doivent se promouvoir avec peu de budget.  Ce n’est pas pour rien qu’on dit que le blogue est le ROI des médias sociaux ! (R.O.I = Return On Investment)

Vous avez un avis différent ?  N’hésitez pas à m’en faire part !


Entrepreneurs, racontez votre histoire

Samedi dernier, j’animais pour la première fois une soirée : le gala de l’entreprise du Témiscouata.  La thématique retenue par l’organisateur de la soirée, la SADC de la région, était «Voir Grand ! Voir un Témis… fort !»

En tant qu’animatrice je me suis demandée comment faire pour amener les gens à voir grand pendant la soirée.  Je me suis reportée ma récente expérience en tant qu’entrepreneure.  Qu’est-ce qui m’amène à voir grand ?  À voir toutes les possibilités et les opportunités qui s’offrent à moi.  Bref, qu’est-ce qui m’inspire et me motive ?  La réponse : les gens et leur histoire.

Un gala de l’entreprise est fait pour souligner les réussites d’affaires.  C’est presentadorinspirant en soi des réussites, mais parfois c’est toute l’histoire derrière cette réussite qui peut être inspirante.  Lors d’un démarrage d’entreprise, il y en a des hauts et des bas, de vraies montagnes russes ! Et parfois, le nouvel entrepreneur ne s’attend pas nécessairement à ça, faute d’expérience.  Écouter les histoires d’entrepreneurs d’expériences peut faire une différence quand on se trouve au creux d’une vague…

Racontez-la votre histoire,
c’est ce qui nous amène à voir grand !

Quelques inspirations régionales

Ces deux personnes m’ont inspirée sans même le savoir, tout simplement parce qu’elles ont raconté leur histoire : Michel et Martine Lavoie du groupe Lavoie.  Pourquoi?  Ils sont loin d’œuvrer dans le même domaine que moi pourtant… Eh ! bien, j’ai eu la chance un jour d’entendre Madame Lavoie raconter l’histoire des débuts de son entreprise.  Ils ont bossé dans le sous-sol de leur maison, avec de jeunes enfants à s’occuper en même temps.  Ça m’inspire parce que ça me ressemble ! Aujourd’hui, ils sont à la barre d’une entreprise qui crée une cinquantaine d’emplois dans la région.  J’ai vu, à travers leur histoire, que c’était possible de commencer petit, de concilier entrepreneuriat et famille et malgré tout, de voir grand !

Une autre entreprise très inspirante pour moi est le Domaine Acer.  Un couple en affaires, propriétaire d’une entreprise agroalimentaire et parent de quatre enfants, mais en plus, cette entreprise a démarré avec une idée novatrice, un produit tout à fait nouveau, du jamais vu.  Ils ont même inventé un nouveau mot : acéritif, un alcool fait à base de sève d’érable et non à partir du sirop.  Ils ont connu le scepticisme, le temps investi en R & D qui n’en finit pas,  les partenaires et clients à convaincre, etc.  Chaque fois que j’ai la chance de discuter avec Nathalie Decaigny du Domaine Acer, je ressors de notre conversation pleine d’énergie.  Par son ouverture à discuter avec moi, je peux constater que cette entreprise a passé à travers toutes les mêmes étapes que nous vivons nous-mêmes.   Aujourd’hui le Domaine Acer est un des fleurons du Témiscouata et un exemple à suivre pour moi, co-propriétaire de MaltBroue.

Je suis privilégiée, j’ai autour de moi des gens plein de valeurs qui partagent avec moi leurs expériences, leur vécu et qui ont fait une différence à un moment ou un autre de mon cheminement.

Cependant, j’ai appris aussi à poser des questions et à m’intéresser à ce que les autres ont à dire.  Ça fait parti de l’apprentissage qu’un entrepreneur doit acquérir et c’est là que ceux qui ont plus d’expérience peuvent intervenir.  Au moment où cet apprentissage n’est pas encore maîtrisé.  Alors, qu’attendez-vous ?  Racontez-la votre histoire !

Et vous, qui vous inspire ?


Une réalité qui dérange ?

Je me lance dans un article… à saveur plus politique peut-être ?  Enfin, je trouve que cette question est importante et quelle soulève parfois des polémiques, des préjugés, mais c’est ma réalité et j’ai le goût d’en parler.

Le  salon de l’innovation rurale a été organisé par l’OCDE dans le but de partager les solutions trouvées par le Québec pour aider au développement des régions rurales.  Mon entreprise, MaltBroue, est située en région rurale et a bénéficié d’une de ces solutions, c’est-à-dire que nous avons eu droit à une subvention pour nous aider à développer nos produits : les malts spéciaux.

Où est la polémique et où sont les préjugés là-dedans ? Dans le mot subvention.  Et pourtant !  Lorsqu’on m’a invitée à participer à ce salon, j’ai évidemment accepté.  C’était l’occasion pour moi de faire valoir, oui mon entreprise, mais en même temps l’importance de l’aide accordée par les instances gouvernementales pour le développement d’entreprises niches.  Qui dit niche, dit R&D, dit scepticisme, dit beaucoup d’investissements en temps et en argent avant que les revenus suivent.  Honnêtement, si nous n’avions pas eu cette aide, MaltBroue n’existerait pas aujourd’hui.

À tous ceux qui croient qu’une entreprise ne devrait pas exister si elle ne peut pas se développer par elle-même, je dis que c’est d’avoir un esprit élitiste et fermé.  Oui, aujourd’hui nous avons eu de l’aide.  En échange, nous dynamisons notre région, entretenons les paysages, générons des retombées économiques et demain nous créerons de l’emploi et retournerons à la société ce qui nous a été donné. Oui, parfois les projets ne fonctionnent pas.  Ça arrive.  Mais donner la chance au coureur, une chance qui se mérite, est un investissement qui peut rapporter gros.

J’ose espérer que ma participation à ce salon aura fait une différence dans les futures politiques gouvernementales et quelle aura inspiré les participants des divers pays présents pour l’aide qu’ils octroieront aux entrepreneurs de chez-eux.

J’en ai évidemment profité pour réseauter, autant pour MaltBroue que pour les services et formations que j’offre en communications.  Des retombées en perspectives ?  Sûrement.  J’ai eu d’intéressantes conversations avec des médias, des entrepreneurs, des développeurs et des décideurs politiques.  Mais tel que conseillée par Madame Line Lagacé lors du récent Rendez-vous Acadie-Québec, je me donnerai jusqu’à 15 mois pour en avoir une idée juste.